Campagne notoriété – Maquette ambassadeurs

Ici on bâtit...

Ginette

Gestionnaire administrative

Ginette cumule 36 années d’expérience au sein du CSSMB, dont 24 à titre de gestionnaire. Son parcours commence en juin 1990, avec ce qui devait être un court remplacement estival. Pendant près de dix ans, elle occupe différents postes de soutien administratif, notamment au CEA Katimavik, à l’école secondaire Émile-Legault (qui fait maintenant partie de l’école Saint-Laurent) et à l’école primaire Nouvelle-Querbes.

Le 1er juillet 1999, elle obtient un poste au Service des ressources humaines (SRH). Alors que le CSSMB amorce la deuxième année de sa fusion, il reste encore beaucoup à faire pour harmoniser les différentes pratiques (assurances collectives, conventions collectives, ententes locales, paie, dossiers d’employées et employés, contrats, etc.).

Devenir gestionnaire
C’est d’ailleurs dans ce service que sa carrière prend son envol. Dès 2002, elle accède à un poste de gestionnaire au Secteur de la rémunération et des avantages sociaux. Les conventions collectives, les ententes locales ainsi que les conditions de travail des cadres deviennent alors ses livres de chevet. Ginette participe notamment à l’implantation de la paie dans les écoles et les services; ce mandat d’envergure l’amène à former près de 450 personnes, dont des directions, des secrétaires et du personnel des services de garde. En 2007, elle et une partie de son équipe sont transférées au Service des ressources financières, au moment de la création du Secteur de la paie.

En 2014, elle fait son retour dans les établissements en acceptant un poste de gestionnaire administrative au Centre de formation professionnelle Léonard-De Vinci. Mme Lavoie supervise alors une équipe de 26 personnes (personnel administratif, technique et manuel). À ce titre, elle veille à tout ce qui touche le secteur administratif, en lien avec l’ensemble des services du CSSMB, de même qu’avec les partenaires externes. Elle est alors responsable des dossiers et des suivis tels le contrôle des effectifs, les inventaires, les achats, les budgets, les requêtes, les évaluations et l’accueil des nouveaux employés et employées, les suivis des demandes du personnel et le soutien aux enseignantes et enseignants. «Tout sauf la pédagogie», résume-t-elle avec humour.

Bâtir les talents
Au fil des ans, Mme Lavoie développe une solide expertise en gestion des ressources humaines. Elle considère d’ailleurs que sa plus grande force demeure la gestion du personnel. «J’ai toujours voulu accompagner les gens», explique-t-elle. Cette volonté de faire grandir les autres revient souvent dans le discours de celle qui aime voir ses collègues évoluer, prendre confiance et relever de nouveaux défis.

Très attachée au milieu scolaire, la gestionnaire croit profondément en la mission éducative du CSSMB. «L’éducation, c’est le plus beau métier du monde», affirme-t-elle. Elle est d’ailleurs fière de contribuer, à sa manière, à bâtir les talents de demain. Mme Lavoie se réjouit toujours de la réussite des élèves de son centre et de leurs succès, notamment aux Olympiades des métiers et des technologies.

La gestionnaire souligne l’importance du soutien reçu tout au long de sa carrière. Elle croit d’ailleurs que le CSSMB offre un environnement équitable où il est possible de se développer et d’aller au-delà de ses limites, grâce à la formation et à l’accompagnement. Elle évoque du reste la solidarité entre les gestionnaires administratifs des établissements en formation professionnelle, laquelle contribue à leur succès. «On se rencontre, on s’entraide, on est moins seuls», dit-elle.

Ralentir, sans s’arrêter
À un an de la retraite, Ginette prévoit ralentir le rythme, mais ne ferme pas complètement la porte. Elle accepterait volontiers quelques mandats ponctuels pour accompagner de nouveaux gestionnaires.

Pascal

Directeur de centre

Dans le cadre de la campagne de notoriété du CSSMB, CLIC rencontrera une douzaine de membres du personnel, chacune et chacun incarnant l’un des 12 messages définissant l’ADN du CSSMB. Les portraits seront présentés à raison d’un toutes les deux semaines à l’automne 2026 et à l’hiver 2027; ils seront également déclinés, sur les réseaux sociaux.

Titulaire d’un baccalauréat en musique, Pascal bifurque et amorce une carrière comme enseignant en intégration sociale, d’abord au Centre d’éducation des adultes (CEA) de  LaSalle, puis au CEA Outremont. Il accompagne alors de jeunes adultes vivant avec une déficience intellectuelle. Son objectif est clair : développer leur potentiel pour qu’ils puissent travailler ou être autonomes au quotidien.

C’est à cette époque qu’il participe à un projet de formation, destiné aux aînés, sur l’utilisation de l’iPad. Chargé de coordonner les formations, le personnel enseignant et les liens avec les nombreux partenaires impliqués, il se découvre un intérêt marqué pour la gestion. «Ce projet m’a permis de constater qu’au-delà de l’enseignement, j’aimais aussi rassembler des gens autour d’un objectif commun», indique Pascal. Sa directrice l’invite alors à envisager un poste de direction. Après trois années comme directeur adjoint au CEA Outremont et une au CEA Jeanne-Sauvé, il dirige depuis cinq ans le CEA Champlain.

Proposer, écouter, décider
Le directeur explique que son métier est fait de mille et un projets, parfois petits, parfois grands. Il donne en exemple le changement d’horaire réalisé cette année dans son centre. À l’écoute des élèves, qui jugent que les cours de deux heures sont trop longs, il lance une vaste consultation. Mais, qui dit cours morcelés, dit plus de pauses, et qui dit plus de pauses, dit horaire étendu. Lors de la mise en place du nouvel horaire, la grogne s’est fait entendre. Toutes et tous se sont toutefois entendus pour que ce soit un projet-pilote d’une année, au terme de laquelle on mesurera l’impact sur la réussite, l’absentéisme et les retards. «C’est probablement l’un des changements les plus importants de ma carrière. Il fallait prendre le temps d’écouter tout le monde avant d’agir», se souvient le directeur.

La réussite, ça change des vies

Pour Pascal la mission éducative dépasse largement l’obtention d’un diplôme. «Dès qu’on travaille en éducation, on contribue au succès du Québec», dit-il. Selon lui, la diplomation demeure l’un des plus puissants leviers d’amélioration de la qualité de vie, puisqu’il ouvre de multiples portes : accès aux études supérieures, emploi de qualité, revenus bonifiés, meilleure santé et participation active à la société.

Constatant que le monde est en pleine turbulence (intelligence artificielle, bouleversements géopolitiques, désinformation et enjeux environnementaux), M. Bédard estime que le rôle de l’école devient plus important que jamais : «Notre responsabilité est de former des citoyens capables de réfléchir, d’analyser l’information et d’exercer leur jugement, malgré toute la complexité du monde qui les entoure».

Gérer l’imprévu sans perdre la vision
L’une des réalités du métier de gestionnaire est de jongler constamment entre les objectifs à long terme et les urgences du quotidien. Ainsi, bien que le projet éducatif porte sur plusieurs années, la gestion se vit également au jour le jour. Par exemple, si le gouvernement restreint l’immigration, l’impact est immédiat sur les cours de francisation.

Ici, on bâtit des passions
Ce qui motive le plus Pascal demeure le travail d’équipe et la possibilité de concrétiser des idées. «Une école est un organisme vivant. Les meilleures idées viennent souvent du terrain», assure le gestionnaire. Il donne en exemple une enseignante qui lui a proposé de créer un commerce écologique où seraient vendus des produits en vrac. Le projet permet de sensibiliser les élèves au développement durable, de réduire les déchets de plastiques et de répondre à un besoin réel. Il donne du reste à la pédagogue la chance de vivre son rêve entrepreneurial. «Notre rôle est de créer un environnement où les idées peuvent grandir», rappelle le directeur.

L’humilité comme qualité essentielle
Pascal est convaincu que la direction d’établissement repose d’abord sur l’écoute. Certes, il est important d’expliquer les décisions et de justifier ses choix, mais il faut également accepter de modifier sa position et demeurer proche de la réalité du terrain.

Maryse

Enseignante

Dans le cadre de la campagne de notoriété du CSSMB, CLIC rencontrera une douzaine de membres du personnel, chacune et chacun incarnant l’un des 12 messages définissant l’ADN du CSSMB. Les portraits seront présentés à raison d’un toutes les deux semaines à l’automne 2026 et à l’hiver 2027; ils seront également déclinés, sur les réseaux sociaux.

Depuis 2011, Maryse enseigne l’histoire de 4e secondaire à l’école secondaire de Saint-Laurent. Une matière exigeante, obligatoire pour l’obtention du diplôme d’études secondaires, qu’elle aborde avec rigueur et conviction. « Mes élèves ne trouvent pas toujours le cours facile, mais ils le réussissent. Je mise sur des méthodes éprouvées : des devoirs, des leçons et des simulations d’examens. Je veux leur donner les meilleures chances d’obtenir leur diplôme », explique-t-elle.

La marguerite tatouée sur le cœur
Pendant ses études universitaires, Maryse effectue tous ses stages dans nos écoles (Cavelier-de-LaSalle, Dalbé-Viau, Collège Saint-Louis (où elle a fait son secondaire) et Dorval–Jean-XXIII). Après l’obtention de son diplôme, sa carrière débute à Dalbé-Viau, où elle enseigne pendant deux ans, suivie d’une année à Monseigneur-Richard.

Arrive alors la saison des bassins. « J’étais 16e sur une liste alors qu’il n’y avait que deux postes réguliers. Je pensais obtenir un remplacement, mais j’ai finalement décroché un poste.» La tâche offerte à l’école Saint-Laurent est complexe. Maryse enseigne à plusieurs niveaux et doit donc faire beaucoup de planification; elle ne regrettera jamais son choix.

Enseigner le Québec
Dans ses cours, la démocratie occupe une place importante et elle insiste pour que ses élèves exercent leur droit de vote lorsqu’ils auront l’âge pour le faire. En fin d’année, elle aborde notamment le premier référendum, le rapatriement de la Constitution et la reconnaissance de la nation québécoise. «Quand je leur parle de la nuit des longs couteaux, plusieurs élèves sont scandalisés et se découvrent une fibre québécoise qu’ils ne soupçonnaient pas», dit-elle en riant.

Les discussions abordent aussi des enjeux contemporains, comme les lois sur la laïcité de l’État qu’elle replace dans le contexte historique de la Révolution tranquille et de l’évolution de la société québécoise.

Ici, on bâtit des valeurs humaines
Pour Maryse, l’enseignement dépasse largement la transmission de connaissances. Dans le milieu multiculturel où elle enseigne, elle met de l’avant la sensibilité, l’ouverture envers les personnes immigrantes et l’enseignement des valeurs de la société québécoise. «Ce sont des échanges dont tout le monde ressort grandi», assure l’enseignante.

Cet engagement se reflète également auprès de ses collègues. Maryse est notamment engagée dans différents comités pédagogiques et dans le conseil participatif des enseignantes et enseignants de son école. Elle consacre du reste du temps à l’accueil des nouveaux membres du personnel. «La relève a besoin d’être soutenue. J’essaie de transmettre des outils concrets : comment structurer son travail, organiser sa classe et préparer ses cours. Avoir un mentor peut faire toute la différence. Les nouvelles enseignantes et les nouveaux enseignants ne doivent pas abandonner», poursuit-elle.

Après plus de 15 ans dans la profession, l’enseignante demeure animée par le même enthousiasme. «J’ai toujours aimé l’école. Le contact avec les jeunes me garde jeune. C’est un métier enrichissant et gratifiant. Je suis toujours heureuse de les rencontrer et de voir le moment où ils finissent par comprendre», conclut-elle.

Judith

Psychoéducatrice

Dans le cadre de la campagne de notoriété du CSSMB, CLIC rencontrera une douzaine de membres du personnel, chacune et chacun incarnant l’un des 12 messages définissant l’ADN du CSSMB. Les portraits seront présentés à raison d’un toutes les deux semaines à l’automne 2026 et à l’hiver 2027; ils seront également déclinés, sur les réseaux sociaux.

Judith travaille comme psychoéducatrice à l’école de l’Orée-du-Parc. Son parcours l’a d’abord menée à l’école spécialisée John-F.-Kennedy, une expérience qu’elle juge déterminante, puis elle a été affectée à l’école Lévis-Sauvé, où elle travaille dans des classes d’élèves avec trouble du spectre de l’autisme et régulières, avant de joindre les rangs de l’école de l’Orée-du-Parc. «J’ai toujours eu un intérêt pour le travail auprès des enfants. Le milieu scolaire me permet d’être présente dans leur quotidien et de voir concrètement leur évolution», dit-elle.

Si son cheminement semble naturel, le passage du statut d’étudiante à celui de professionnelle a constitué un défi important. «Les attentes du CSSMB et celles de l’Ordre des psychoéducatrices et des psychoéducateurs sont élevées. La marche est haute quand on commence», dit-elle. Elle souligne toutefois les mesures d’accueil mises en place pour soutenir les recrues : journées d’intégration, mentorat et rencontres de services contribuent à alléger les débuts dans la profession.

Une clientèle exigeante, mais profondément attachante
L’école de l’Orée-du-Parc accueille des classes d’élèves présentant d’importantes difficultés comportementales. Plusieurs jeunes vivent avec un trouble de déficit de l’attention, un syndrome de Gilles de la Tourette, un trouble de l’attachement ou de l’opposition; les crises peuvent être fréquentes. La psychoéducatrice croit d’ailleurs que cette clientèle est parmi les plus exigeantes du CSSMB. Judith note toutefois que plusieurs élèves deviennent très fonctionnels quand on leur offre de la prévisibilité, que les ratios sont réduits et les interventions constantes.

Autour de ces élèves gravite une équipe multidisciplinaire complète; outre les psychoéducatrices, on compte une psychologue, des techniciennes et techniciens en éducation spécialisée, des enseignantes et enseignants en adaptation scolaire, une enseignante-ressource et une conseillère pédagogique. «Il faut aimer le travail d’équipe, la réflexion et l’intervention. Le travail est exigeant, mais l’équipe est dynamique et enrichissante», assure-t-elle.

Observer, analyser et accompagner
Le rôle de Mme Mercier consiste avant tout à soutenir l’équipe-école dans ses interventions quotidiennes. Elle observe les situations, analyse les comportements et propose des stratégies adaptées aux besoins des élèves. Elle travaille également avec plusieurs partenaires externes, notamment des médecins, des pédopsychiatres et divers autres intervenantes et intervenants du réseau de la santé. «Au-delà de mon implication auprès des élèves, mon rôle est de m’asseoir avec l’équipe, d’observer ce qui se passe et de réfléchir, avec elle, aux meilleures interventions possibles», explique-t-elle. Pour Mme Mercier, chaque geste vise un objectif à long terme : aider les jeunes à développer des habiletés sociales et des stratégies qui les suivront toute leur vie. «Nous forgeons des petits humains. Nous voulons en faire des adultes fonctionnels et bien outillés», poursuit-elle.

Ici, on bâtit le plaisir d’apprendre
Dans ce milieu, plusieurs élèves entretiennent une relation difficile avec l’école et accumulent les expériences négatives. L’équipe mise donc sur des approches concrètes, adaptées et souvent ludiques. «Le plaisir d’apprendre passe d’abord par le plaisir d’être à l’école», insiste la psychoéducatrice. Les apprentissages sont segmentés en petits défis accessibles. Le jeu et les activités extérieures occupent aussi une place importante. «Ces élèves ont besoin de concret. Quand ils réussissent à être engagés et à vivre des réussites, leur relation avec l’école change complètement», explique-t-elle.

Un milieu formateur pour les intervenantes et intervenants
À l’approche des bassins d’affectation, Mme Mercier parle volontiers de son école aux techniciennes et techniciens en éducation spécialisée (TES) qui cherchent un milieu stimulant. Elle ne minimise pas les défis, mais insiste sur la richesse professionnelle qu’offre ce type d’environnement. «On n’est jamais seul. Il y a beaucoup d’accompagnement, de formation et d’outils concrets pour nous aider dans nos interventions», assure-t-elle. Elle est d’ailleurs d’avis que les intervenantes et intervenants qui passent par son école développent rapidement une grande capacité d’adaptation. «Après quelques années ici, les TES sont prêts à travailler n’importe où», affirme la psychoéducatrice.

Où Mme Mercier se voit-elle dans cinq ou dix ans? Vraisemblablement dans son emploi actuel qu’elle adore, mais assurément dans le milieu scolaire où elle sent qu’elle fait la différence.

Huidong

Statisticienne

Dans le cadre de la campagne de notoriété du CSSMB, CLIC rencontrera une douzaine de membres du personnel, chacune et chacun incarnant l’un des 12 messages définissant l’ADN du CSSMB. Les portraits seront présentés à raison d’un toutes les deux semaines à l’automne 2026 et à l’hiver 2027; ils seront également déclinés, sur les réseaux sociaux.

Arrivée au Québec il y a dix ans, Huidong a trouvé au CSSMB un milieu où elle peut conjuguer deux passions : l’éducation et les chiffres. Statisticienne au Service expérience employé et optimisation des processus administratifs, elle analyse les parcours scolaires afin d’aider les gestionnaires à prendre les meilleures décisions.

Une trajectoire guidée par l’éducation

Originaire de Chine, Huidong entreprend des études universitaires en mathématiques, avant de suivre une formation en enseignement. En France, où elle s’installe en 2008, elle enseigne, en chinois, les mathématiques au secondaire.

En 2015, elle choisit de s’établir à Montréal. Deux avenues s’offrent alors à elle : poursuivre en enseignement ou se réorienter. Elle décide de se tourner vers les statistiques et entreprend une maîtrise à l’Université de Montréal. En 2021, elle joint le CSSMB, convaincue que la combinaison entre éducation et analyse de données représente un puissant levier de réussite. «L’éducation a toujours eu un sens important pour moi. Avec les données, je peux continuer à contribuer à la réussite des élèves, mais autrement», explique-t-elle.

Apprendre une nouvelle langue… et recommencer ailleurs

Le choix du Québec s’est imposé naturellement puisqu’elle parlait déjà français. Malgré cela, l’intégration linguistique constitue un défi important. Afin de poursuivre son apprentissage, Huidong a passé un test de niveau français au Centre d’éducation des adultes Outremont. Elle garde un excellent souvenir de l’accueil et du soutien reçus : «Apprendre une langue n’est jamais facile. Je fais encore des erreurs, mais j’ai toujours senti beaucoup d’encouragement autour de moi», raconte-t-elle.

Elle souligne également le climat de travail bienveillant régnant au CSSMB, lequel favorise l’ouverture et le soutien. «C’est important, autant pour les élèves que pour les adultes, d’évoluer dans un environnement où il est possible d’apprendre et d’essayer sans avoir peur de se tromper. C’est ainsi que je garde toujours une grande motivation dans le développement personnel et professionnel», explique la statisticienne.

Des chiffres qui racontent une histoire

Au quotidien, Huidong développe des indicateurs statistiques et des tableaux de bord qui permettent aux écoles de mieux suivre la réussite des élèves. Ces outils servent notamment à mesurer la progression des cohortes, suivre les cibles des projets éducatifs et du Plan d’engagement vers la réussite (PEVR) ou encore identifier certaines difficultés en français, en mathématiques ou dans des compétences particulières. Les données soutiennent aussi des demandes plus précises provenant des écoles, par exemple pour le classement d’un élève ou son intégration en classe ordinaire. «Les chiffres ne forment pas des phrases, mais ils parlent de beaucoup de choses», résume-t-elle avec un sourire. Selon elle, les données permettent surtout de mieux comprendre les besoins des élèves afin d’agir plus rapidement et plus efficacement.

L’intelligence artificielle comme outil d’avenir

Huidong voit un grand potentiel dans le développement de l’intelligence artificielle en éducation. Elle estime que ces technologies pourront simplifier plusieurs tâches administratives et améliorer la collaboration entre les équipes. «L’intelligence artificielle pourra nous aider à approfondir les causes derrière certaines difficultés et à mieux comprendre les besoins des élèves avant qu’il ne soit trop tard», assure-t-elle.

Bâtir la réussite

Même si son travail se fait principalement derrière un écran au siège social, Huidong sait qu’il a un impact bien réel. Les données qu’elle produit servent ultimement à favoriser l’intégration sociale, augmenter les chances d’accès au marché du travail et contribuer à une société plus équitable. «On ne travaille pas pour générer des profits. On travaille pour aider les élèves à réaliser leurs rêves, autant dans leur vie professionnelle que personnelle», assure-t-elle.

En parallèle de son travail, Huidong nourrit un rêve plus personnel. Passionnée de dessin et de peinture depuis l’enfance, elle participe à des cours d’art offerts par la Cour des grands. «J’ai toujours aimé créer. Maintenant, je prends enfin le temps de développer cette passion», conclut-elle.

Hélène Audrey

Analyste

Dans le cadre de la campagne de notoriété du CSSMB, CLIC rencontrera une douzaine de membres du personnel, chacune et chacun incarnant l’un des 12 messages définissant l’ADN du CSSMB. Les portraits seront présentés à raison d’un toutes les deux semaines à l’automne 2026 et à l’hiver 2027; ils seront également déclinés, sur les réseaux sociaux.

Titulaire d’un baccalauréat par cumul de certificats en gérontologie, victimologie et psychologie, complété par un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en administration, Hélène Audrey, analyste au Service de l’organisation scolaire, a toujours évolué dans le domaine de l’éducation.

Une progression rapide dans le secteur privé

C’est en faisant les démarches d’inscription dans un établissement privé de formation professionnelle, pour son frère, qu’elle découvre ce milieu. Elle y obtient un poste de réceptionniste, puis gravit rapidement les échelons en occupant successivement les fonctions d’assistante du registraire et de registraire.

Par la suite, elle participe à la mise sur pied d’une autre école privée, toujours en formation professionnelle. Cette expérience lui permet de développer une solide expertise en gestion scolaire dans un environnement stimulant, mais particulièrement exigeant. «J’ai toujours aimé les milieux où il faut apprendre rapidement et trouver des solutions», explique-t-elle.

Un nouveau défi au CSSMB

En 2023, elle joint le CSSMB à titre d’analyste. Son arrivée dans le réseau public constitue un important changement. «Passer du privé au public a demandé beaucoup d’adaptation. Les structures sont plus grandes, les processus plus nombreux et il a fallu apprendre de nouveaux systèmes», se souvient l’analyste.

Elle se familiarise notamment avec Mozaïk, une plateforme utilisée pour la gestion scolaire et les communications avec les écoles. Lorsque des anomalies surviennent, son rôle consiste à identifier la cause et à coordonner la résolution du problème avec les différents intervenants, notamment les équipes administratives (secrétaire, agente de bureau) et les écoles.

Au cœur des données scolaires

Une part importante du travail de Hélène Audrey consiste à assurer la transmission des résultats scolaires au ministère de l’Éducation. En apparence, la chose est simple, mais dans une structure accueillant près de 70 000 élèves, il y a forcément un code permanent erroné ou une information manquante. Chacune de ces situations nécessite une enquête rigoureuse et des échanges avec les établissements concernés. «Derrière chaque anomalie, il y a un élève, il faut trouver rapidement ce qui ne fonctionne pas pour que son dossier soit complet», rappelle-t-elle.

Contribuer à la réussite des élèves

Même si son travail s’effectue principalement en coulisses, l’analyste est convaincue de son impact sur le parcours des jeunes et qu’elle contribue au développement des citoyens de demain.

Ici, on bâtit la confiance en soi

Hélène Audrey attribue une grande partie de son épanouissement professionnel à la qualité de son environnement de travail. Elle estime que la confiance repose sur une bonne connaissance de ses forces et de ses limites, mais aussi sur la capacité de l’équipe à les reconnaître et à les mettre à profit. « Lorsqu’une difficulté se présente, je sais que je peux compter sur mon équipe sans aucune hésitations », assure-t-elle. L’analyste souligne également le rôle déterminant de ses régisseurs de services, France Bélair et Isabelle Courteau, dans son développement professionnel. Sans oublier sa direction adjointe, Mme Isabelle Bériault. Avec son soutien constant, cette dernière a contribué à renforcer la confiance et le sentiment de compétence au cœur du secteur. L’analyste croit du reste qu’elle a un impact positif sur la cohésion et le climat de travail.

L’éducation comme moteur

À moyen terme, Hélène Audrey se voit poursuivre dans ses fonctions actuelles, un rôle qui continue de la stimuler et de lui procurer beaucoup de satisfaction : « J’aime l’éducation, j’aime ce que je fais, j’aime travailler au CSSMB et j’aime les gens avec qui je travaille», assure-t-elle.

Si des possibilités d’avancement se présentent, notamment pour occuper une fonction de gestion, Hélène Audrey se dit prête à les considérer. Mais, pour l’instant, elle trouve dans son poste un équilibre professionnel qui lui convient parfaitement.

Émilie

Agente de bureau

Dans le cadre de la campagne de notoriété du CSSMB, CLIC rencontrera une douzaine de membres du personnel, chacune et chacun incarnant l’un des 12 messages définissant l’ADN du CSSMB. Les portraits seront présentés à raison d’un toutes les deux semaines à l’automne 2026 et à l’hiver 2027; ils seront également déclinés, sur les réseaux sociaux.

Depuis plus de quinze ans, Émilie évolue au sein du CSSMB. Discrète et engagée, l’agente de bureau a occupé plusieurs fonctions administratives, avant de trouver sa place aux Relations de travail, où elle œuvre depuis 2021.

Un premier emploi au Québec

Née en Haïti, Émilie migre au Québec où elle obtient rapidement un premier emploi au CSSMB, en 2008. Elle effectue alors un remplacement au Service des ressources humaines (SRH). Elle occupe par la suite des postes d’agente de bureau à l’école Katimavik, puis au Service des ressources informatiques, avant de revenir au SRH, au Secteur des relations du travail. Émilie indique que ces changements de poste lui ont permis de travailler à temps partiel, dans une perspective de conciliation travail-famille.

S’adapter et apprendre

Les changements de postes l’ont amenée à s’adapter à des équipes différentes et à apprivoiser de nouvelles tâches. Elle se souvient, par exemple, d’avoir travaillé à l’accueil, un rôle exigeant pour une personne qui se décrit comme réservée. «Le CSSMB m’a offert mon premier emploi au Québec. J’ai toujours travaillé dans le domaine administratif et chaque poste m’a permis d’apprendre quelque chose de nouveau», dit-elle.

Bien qu’elle ait abordé certaines transitions avec appréhension, elle réalise que tout s’est bien passé grâce au soutien de ses collègues. «Quand je commençais de nouvelles tâches, les gens prenaient le temps de me former. J’ai toujours senti que je pouvais poser des questions et recevoir de l’aide», assure-t-elle. Aujourd’hui encore, elle apprécie l’esprit d’équipe qui règne dans son service. «Nous avons tous des personnalités différentes, mais l’ambiance est bonne et il y a beaucoup de bienveillance», poursuit l’agente de bureau.

Bâtir des personnes engagées

Émilie associe l’engagement à une idée simple : faire son travail avec sérieux et avec cœur. «Être engagée, c’est faire les choses du mieux possible et aider les autres quand on le peut», dit-elle. Reconnaissante du soutien qu’elle a reçu tout au long de son parcours, elle accorde beaucoup d’importance à la collaboration et à l’entraide entre collègues.

Aux Relations de travail, l’agente de bureau réalise plusieurs tâches administratives liées au bon fonctionnement des dossiers des employées et employés. Elle s’occupe notamment des vérifications d’antécédents judiciaires, du traitement des libérations syndicales, des avis de convocation et des dossiers de comportement. Même si son travail se déroule en coulisses, elle sait qu’il contribue concrètement à la mission éducative du CSSMB. «On veut s’assurer que les bonnes personnes encadrent les jeunes auxquels on doit offrir de bonnes base», dit-elle.

Et dans cinq ans? Émilie se voit encore au CSSMB… à moins qu’un projet plus personnel ne se réalise. «Mon rêve secret serait de retourner vivre en Haïti. Cependant, vu la situation là-bas, j’envisagerais plutôt d’aller vivre dans un autre pays tropical. Sinon, je serai probablement encore ici», conclut-elle.

Stéphanie

Enseignante

Dans le cadre de la campagne de notoriété du CSSMB, CLIC rencontrera une douzaine de membres du personnel, chacune et chacun incarnant l’un des 12 messages définissant l’ADN du CSSMB. Les portraits seront présentés à raison d’un toutes les deux semaines à l’automne 2026 et à l’hiver 2027; ils seront également déclinés, sur les réseaux sociaux.

Depuis près de 30 ans, Stéphanie, enseignante à l’école Saint-Gérard, accueille chaque matin ses élèves avec la même conviction : un enfant apprend mieux lorsqu’il se sent bien. La pédagogue fait d’ailleurs du lien humain la pierre angulaire de sa pratique.

Formée en adaptation scolaire, elle n’a que peu travaillé dans ce domaine puisqu’elle a rapidement obtenu un poste d’enseignante en 2e année à Saint-Gérard, là où elle a fait son primaire. Deux ans plus tard, un poste s’ouvre au 3e cycle, elle y est toujours.

Connaissant peu la clientèle des grands, Stéphanie se félicite d’avoir reçu le soutien d’une collègue, Céline Gagnon. Les deux enseignantes travailleront ensemble pendant une dizaine d’années. «Quand on a des questions ou besoin de conseils, c’est précieux d’avoir quelqu’un sur qui s’appuyer», se souvient Mme Rajotte. Aujourd’hui encore, elle juge que cette collaboration constitue un élément déterminant de son parcours. Tout au long de sa carrière, elle a continué d’échanger avec ses collègues de Saint-Gérard, mais également avec ceux d’autres écoles. L’enseignante insiste du reste pour rappeler qu’au fil des ans elle a reçu le soutien des différents membres de l’équipe-école qui ont appuyé ses démarches lorsqu’elle devait composer avec un élève ou un groupe difficile.

Voir l’élève derrière l’élève
Stéphanie accompagne des enfants aux réalités parfois lourdes : familles d’accueil, deuils, abus, parcours migratoires difficiles ou contextes de guerre. «Au début, c’était un défi, puis j’ai découvert que l’empathie était une de mes forces», poursuit-elle. Elle reconnaît du reste avoir un faible pour les élèves plus turbulents. «Les petits tannants sont souvent très attachants. À la fin de l’année, on récolte ce qu’on a semé», assure l’enseignante.

Pour Stéphanie, tout commence par la relation. Les discussions occupent donc une place importante dans la classe. Elle cherche à connaître les intérêts, les goûts, les forces et les expériences de chacune et chacun. Elle est d’ailleurs convaincue qu’une fois le lien créé, tout devient possible.

Transmettre bien plus que des notions
Dans sa classe multiculturelle, la pédagogue accorde aussi une place importante à la culture québécoise et à la langue française. Chanson d’ici, enjeux de société ou actualités sportives, les occasions de découvertes sont nombreuses. Par exemple, pendant les séries éliminatoires, elle insistait sur l’importance d’encourager les Canadiens, lesquels constituent un important marqueur culturel pour la société québécoise. Mme Rajotte déplore que plusieurs élèves connaissent peu la culture québécoise et est convaincue qu’il est important de la leur faire découvrir.

Bâtir des parcours inspirants
Au-delà des apprentissages scolaires, l’enseignante souhaite aider les jeunes à reconnaître leur potentiel. Pour y arriver, elle multiplie les stratégies pédagogiques. Enseigner, c’est également développer le respect envers soi et apprendre à se faire confiance, assure celle qui tient à rappeler que, dans les écoles, on forge les adultes de demain. Elle se réjouit d’ailleurs que d’anciens élèves passent parfois la voir et lui confient qu’elle a fait une différence pour eux.

Donner au suivant
Lorsqu’elle s’adresse aux nouveaux enseignants, Stéphanie se veut rassurante. «Au début, la tâche paraît énorme. Mais, avec le temps, ça devient plus naturel», assure-t-elle. Accompagnant actuellement une jeune enseignante, elle mesure l’ampleur des défis que vivent les recrues. Son conseil demeure simple : prendre le temps. «Il faut s’amuser avec les enfants, discuter avec eux, créer des liens avec les parents et s’impliquer dans l’école», lui dit-elle. Elle insiste également sur l’importance du travail d’équipe. L’enseignante rappelle à quel point il est important de bien s’entendre avec les collègues qui sont là quand on a besoin d’eux.

Dans cinq ans, Stéphanie se voit encore à Saint-Gérard, probablement toujours en 5e année. Plus tard, à la retraite, elle aimerait faire du bénévolat auprès d’enfants malades. Le fil conducteur est saillant, après tout, depuis près de trois décennies, ce sont les relations humaines qui donnent tout son sens à son travail.

Protecteur régional de l’élève

La personne signalante pourra choisir le mode de communication qui lui convient le mieux entre :

Les signalements sont traités de façon urgente. La confidentialité des renseignements identifiant la personne qui fait un signalement est préservée, sauf avec son consentement. Si requis par la loi, le protecteur régional de l’élève communique l’identité de cette personne au directeur de la protection de la jeunesse.

Le protecteur régional de l’élève peut aussi traiter un cas d’acte de violence à caractère sexuel de sa propre initiative.

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