Fierté, effort et inclusion : les Cougars montrent la voie

Fin février, les Cougars de l’école secondaire des Sources ont pris part à un tournoi de hockey cosom présenté à Acton Vale. L’équipe, encadrée par Ludovic Forbes‑Tardivel, technicien en éducation spécialisée (TES), et Stéphanie Méthot, enseignante au Soutien à l’autonomie et aux compétences axées sur la participation sociale (SACAPS), était composée d’élèves ayant une déficience intellectuelle de moyenne à sévère. Malgré une fiche d’aucune victoire et de quelques défaites, elles et ils sont revenus avec un immense sentiment de fierté. À leur arrivée, une haie d’honneur, improvisée par leurs camarades, faisait d’ailleurs d’eux les héroïnes et héros du jour.

« Les élèves avec déficience intellectuelle sont parfois un peu à part dans l’école. En pratiquant un sport, ils font comme les autres et c’est très gratifiant pour elles et eux », explique le TES. L’équipe s’entraîne deux fois par cycle de neuf jours et a même eu la chance de partager une séance avec les athlètes du programme sport‑études. L’activité a été réalisée en collaboration avec Alexandre Dannel, enseignant de mathématiques et coordonnateur du programme sport-études. « Les élèves des classes ordinaires et ceux des classes d’adaptation ne se croisent presque jamais, mais depuis ce premier entraînement commun, ils se saluent dans les corridors. Ça crée des ponts », ajoute M. Forbes-Tardivel.

Pour Mme Méthot, ce type d’activité dépasse largement la dimension sportive. « Pendant une joute, les joueurs et les joueuses changent toutes les trois minutes. Elles et ils doivent donc apprendre à céder leur place, à attendre leur tour et à collaborer. Ce sont des apprentissages essentiels», dit-elle. Le déplacement en autobus (un voyage de 90 minutes) a du reste favorisé d’autres apprentissages : gérer l’imprévu, patienter et sortir de la routine. « Les retombées vont bien au‑delà du pointage final », résume-t‑elle.

Et la suite ? L’enseignante souhaite non seulement que l’équipe retourne au tournoi l’an prochain, mais aussi que la formule essaime vers d’autres sports. Le volley‑ball figure déjà dans les projets. Une belle façon de changer le monde, une balle ou un ballon à la fois.

Protecteur régional de l’élève

La personne signalante pourra choisir le mode de communication qui lui convient le mieux entre :

Les signalements sont traités de façon urgente. La confidentialité des renseignements identifiant la personne qui fait un signalement est préservée, sauf avec son consentement. Si requis par la loi, le protecteur régional de l’élève communique l’identité de cette personne au directeur de la protection de la jeunesse.

Le protecteur régional de l’élève peut aussi traiter un cas d’acte de violence à caractère sexuel de sa propre initiative.

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